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Nestlé doit rebaptiser l’appellation « Source Perrier »
14/01/2008
Il y a de l'eau dans le gaz entre Nestlé, propriétaire de l'eau Perrier, et Vergèze, une commune du Gard de 3 900 habitants, d'où jaillit la source. Vendredi, le géant suisse a été débouté par le tribunal administratif de Nîmes de sa demande visant à annuler une décision de la commune associant le nom de la source, Source Perrier, à celui de son captage d'origine, le lieu-dit Les Bouillens.
Cette décision rattache ainsi la marque Perrier à son lieu de production pour devenir Perrier-Les Bouillens. Pour la Mairie de Vergèze, située à quelques centaines de mètres de la source, il s'agit de parer à toute tentative de délocalisation de la production de Perrier, propriété depuis 1992 de Nestlé Waters. La Mairie prend ainsi au mot la menace proférée par Peter Brabeck, PDG de Nestlé, qui en 2004, n'hésite pas à avancer l'hypothèse de produire du Perrier ailleurs dans le monde.
Nestlé Waters, qui y voit une atteinte à l'intégrité de la marque, entend faire appel de cette décision. Nestlé considère que cette décision limiterait la capacité de diversification de la marque. Le groupe agroalimentaire s'estime aussi lésé dans ses capacités d'approvisionnement avec l’impossibilité d’exploiter un autre forage.
« Cette décision est surtout symbolique. Nous voulions rappeler à Nestlé que le lieu-dit Les Bouillens est historiquement lié à Perrier. Nous avons juste changé une adresse », souligne l'avocate de la mairie. «Nous ne voulons pas nous approprier le produit économique, mais officialiser l'authenticité de la source », souligne le maire de Vergèze, René Balana.
Le groupe agroalimentaire dit ne pas comprendre la polémique sur la délocalisation du site. « Entre 2005 et 2009, nous allons investir 80 millions d'euros sur l'ensemble du site de production. Nous n'aurions pas débloqué cette somme si nous avions l'intention de partir», souligne le porte-parole de Nestlé Waters.
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