Economie > Aeronautique >
Columbus, le laboratoire spatial européen, en orbite
08/02/2008
Décollage réussi, hier soir peu avant 21 heures, pour la navette Atlantis, du centre spatial Kennedy (Floride). Un lancement aussi attendu en Europe qu’aux Etats-Unis, en raison de la présence à bord de l’Allemand Hans Schlegel et du Français Leopold Eyharts. Mais surtout parce que la mission principale de la navette consiste à mettre en orbite le laboratoire européen Columbus, et l’amarrer à la station spatiale internationale, l’ISS.
Avec un coût d’environ 900 millions d’euros, Columbus va permettre à l’ESA, l’Agence spatiale européenne, de devenir colocataire de la station, de revendiquer une présence plus régulière de ses astronautes et de mener des dizaines d’expériences scientifiques (physique, biologie, médecine, matériaux). Ses capacités, en matière de technologies, de puissance électrique et de communications haut débit avec le sol, sont sans commune mesure avec celles de la station Mir, premier exemple de laboratoire permanent.
Avant de crier au succès de la mission, il reste à réussir l’opération d’amarrage du laboratoire. Les 13 tonnes de Columbus seront amarrées grâce au bras robot de la station, tout cela exigeant précision, calme et sang-froid de la part des mécanos de l’espace.
Présenté comme européen, Columbus est d’abord allemand (51 % du financement), et italien (23 %), la France ne contribuant qu’à 18 %. Pourtant, c’est Leopold Eyharts qui restera à bord de l’ISS pour deux mois avec Peggy Whitson et Youri Malenchenko. Il aura la responsabilité de démarrer les expériences de ce laboratoire destiné à la science en microgravité.
Avec l’amarrage de Columbus, la construction de l’ISS passe un cap alors que se profile le lancement de « Jules Verne », le premier cargo européen (Automated Transfer vehicle).
Réagir à cet article / Voir les commentaires(0)