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PSA : la stratégie gagnante de Christian Streiff
13/02/2008
« Tous nos indicateurs de performances et nos résultats financiers sont en ligne avec nos objectifs Cap 2010 », s'est félicité, mercredi 13 février, Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën. Un peu plus d'un an après son arrivée, l'électrochoc qu'il a imposé au constructeur semble porter ses fruits.
Le constructeur a réalisé en 2007 un résultat net multiplié par cinq à 885 millions d'euros pour un chiffre d'affaire de 60,6 milliards (+7,1 %). Sa marge opérationnelle passe de 2 % à 2,9 %. L'essentiel de cette amélioration provient de l'activité automobile. Même si elle est reste encore modeste, la marge opérationnelle a été multiplié par trois (1,8 % contre 0,6 % en 2006). Pour 2008, le groupe vise une marge opérationnelle consolidée de 3,5 % et des ventes comprises entre 3,5 à 3,6 millions d'euros. Pour la première fois depuis 2002, PSA a vu ses ventes augmenter de 1,2 % en Europe.
Son cheval de bataille : la réduction des coûts. Objectif : être le groupe le plus compétitif en Europe en 2015. En 2007, les économies ont atteint 932 millions d'euros. Le groupe a vu partir 10 200 personnes en Europe dont 8 229 en France. Et en 2008, 3 000 personnes doivent quitter PSA, sans compter quelque 2 500 départs naturels.
Pour répondre à ces attentes, le groupe prévoit de lancer en 2008 vingt modèles contre huit en 2007. Pour gagner son pari, vendre 4 millions de véhicules en 2010, M. Streiff a une théorie, baptisée « max-max », pour : « maximum de synergies entre les deux marques, mais maximum de différenciation ».
« Je préfère avancer dans le chaos que piétiner dans l'ordre », affirme Christian Streiff, qui ne connaît que trois vitesses : « Vite, très vite et encore plus vite. »
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