Economie > Telecom >
Après l'alimentation, la téléphonie mobile dégrade le pouvoir d'achat des Français
27/02/2008
Après avoir épinglé la hausse des prix de l’alimentation, « UFC Que Choisir » publie une enquête sur les prix de la téléphonie mobile. Contrairement aux attentes, les prix ne sont pas à la baisse.
L’ « UFC que choisir » publie aujourd’hui une enquête sur l’évolution des prix de la téléphonie mobile en France depuis 2003. L’association de consommateurs est catégorique. Elle démontre que les prix n’ont pas baissé de 25 % comme le prétendent les opérateurs.
l’UFC a dévoilé ses calculs ce matin. Exemple : en mars 2003, pour 80 minutes d’appel et 30 SMS, un client de Bouygues Telecom payait 20,50 euros contre 25 euros en septembre 2007, soit une hausse de 22 %. L’abonné de SFR déboursait quant à lui 19,50 euros contre 20,30 euros en juillet dernier (+4,1 %) et celui d’Orange 26 euros contre 30,50 euros (+17,3 %).
Selon l’UFC, il apparaît que les choix politiques en matière de téléphonie mobile ne contribuent pas à favoriser le pouvoir d’achat des français. Pour l’association, il est nécessaire d’instaurer une vraie concurrence et de sortir de la « jungle tarifaire ».
En conclusion, l’UFC lance donc un appel à l’Arcep, la nouvelle autorité de régulation de la téléphonie, pour qu’elle joue son rôle. Et surtout, elle demande la création d’une quatrième licence portable pour « restaurer la concurrence ». L’Arcep avait rejeté le dossier de Free. Le dossier est entre les mains de l’Elysée, qui réfléchit à l’étalement du paiement de cette licence.
Réagir à cet article / Voir les commentaires(0)