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BMW confirme la suppression de plus de 8.000 postes pour plus de rentabilité
28/02/2008
Le constructeur automobile allemand BMW a confirmé mercredi la suppression de 8.100 emplois, essentiellement en Allemagne, dans le cadre d'un plan visant à augmenter sa rentabilité. Au total, 7,5 % des effectifs du groupe, peu coutumier des restructurations de grande ampleur, auront disparu d'ici la fin de l'année 2008. Les intérimaires vont payer le plus lourd tribut de la restructuration, avec 5.000 postes en moins, dont la moitié a déjà disparu l'an dernier, a expliqué un porte-parole du groupe de Munich. L'autre moitié sera supprimée au cours de l'année, a-t-il ajouté. Trois mille cent postes de salariés fixes vont également disparaître, sur la base du volontariat et grâce au non-remplacement des postes laissés vacants par les départs à la retraite. Les 600 emplois restants seront retirés du réseau de distribution à l'étranger, a précisé Ernst Baumann, du directoire de BMW, dans un discours à la presse.
Le constructeur avait déjà annoncé fin décembre cette vaste restructuration de ses effectifs, dans le cadre de son plan intitulé « Number One » visant à augmenter sa rentabilité. « Nous travaillons à l'amélioration de nos marges », condition de la « compétitivité » du groupe, a justifié M. Baumann.
BMW veut notamment atteindre une marge de 8 à 10 % d'ici 2012 dans sa division automobile, actuellement moins rentable que son grand rival Mercedes-Benz, propriété du groupe allemand Daimler. Pour y parvenir, le constructeur de Munich veut encore améliorer la productivité de ses salariés, qui augmente déjà « de 5 à 10 % tous les ans » depuis plusieurs années. Face aux prévisions de ventes affaiblies par la conjoncture aux Etats-Unis et l'envolée de l'euro face au dollar, ce plan devrait lui permettre de réaliser des économies de 500 millions d'euros par an à partir de 2009, a répété le groupe.
Le syndicat de la métallurgie IG Metall a aussitôt dénoncé un « changement de culture » de la part de la direction de BMW. « M. Baumann croit manifestement devoir jouer le trublion et pouvoir faire monter le cours de Bourse en mettant en permanence les salariés dans l'insécurité », a vivement réagi Werner Neugebauer, dirigeant de l'antenne bavaroise du syndicat. « Je ne crois pas que 2.500 salariés vont signer volontairement une fin de contrat et d'après ce que nous entendons dans les ateliers, on a besoin d'intérimaires pour construire des voitures », a poursuivi le dirigeant syndical.
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