Economie > Telecom >
Les bons résultats 2007 de Vivendi : une renaissance
29/02/2008
Les bons résultats de Vivendi en 2007 pourraient conforter son récent retour en grâce, sinon sur les marchés financiers (l'action a dévissé comme tout le reste de l'indice CAC 40), du moins auprès des analystes.
Le groupe français de médias et de télécommunications a publié un résultat net ajusté de 2,8 milliards d'euros, soit plus de 8 % par rapport à la même période de 2006. Son chiffre d'affaires a augmenté de 8 %, à 21,6 milliards d'euros.
« 2008 devrait voir une nouvelle croissance de nos portefeuilles d'abonnés, et dans son périmètre actuel, Vivendi s'attend à une croissance de ses résultats comparable à celle de 2007 », déclare le président du directoire du groupe Jean-Bernard Lévy dans un communiqué.
Encore marginales dans les revenus du groupe, la télévision payante et surtout les jeux sont les deux activités qui ont progressé le plus vite. Grâce au jeu en ligne « World of Warcraft », le chiffre d'affaires de la filiale Vivendi Games a dépassé le milliard d'euros. Dans les télécommunications, le principal métier du groupe, Maroc Télécom enregistre une hausse de presque 20 % de son résultat opérationnel. Pour certains analystes, Vivendi fait désormais figure de valeur « défensive » en Bourse, à même de résister mieux que d'autres aux aléas de la conjoncture. « La moitié des revenus viennent des activités de télécommunication, où les abonnements dominent. Ils sont moins sensibles à un ralentissement de la consommation », estime Conor O'Shea, analyste chez Kepler Equities.
La situation financière très délicate du groupe à l'été 2002 (il devait alors faire face à des dettes qu'il ne pouvait honorer), est désormais oubliée. En juillet 2002, Jean-Marie Messier, son très médiatique PDG, accusé par une partie de l'establishment français des affaires d'avoir perdu le sens des réalités, est contraint à la démission. Il paye pour une politique de diversification jugée trop rapide et trop coûteuse.
Un point négatif demeure cependant : le recul du résultat opérationnel ajusté de SFR, la filiale de téléphonie mobile de Vivendi, qui pèse tout de même 42 % du chiffre d'affaires et la moitié des profits du groupe. Entre autres explications, le fait que son grand rival Orange (France Télécom) ait décroché l'exclusivité de la distribution de l'iPhone, le téléphone d'Apple, a pu pousser SFR à une coûteuse surenchère pour conserver ou gagner de nouveaux abonnés.
Réagir à cet article / Voir les commentaires(0)