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Energie : la France signe trois contrats avec l'Afrique du Sud
29/02/2008
La France et l'Afrique du Sud ont signé vendredi au Cap trois accords économiques, dont l'un porte sur la construction d'une centrale à charbon par le groupe industriel français Alstom pour une valeur de 1,36 milliard d'euros. Alstom a signé ce contrat avec la compagnie publique d'électricité Eskom en présence du Président français Nicolas Sarkozy et de son homologue sud-africain Thabo Mbeki. La future centrale, baptisée Bravo, sera située près de Witbank dans la province du Mpumalanga (nord-est) et aura une capacité de 4.740 mégawatts. Alstom fournira 6 turbines de 790 MW, ainsi que six turbogénérateurs et l'équipement auxiliaire.
Le deuxième contrat, conclu entre l'Agence française de développement (AFD) et Eskom, porte sur le financement d'éoliennes pour 100 millions d'euros.
L'Afrique du Sud traverse une crise énergétique majeure en raison d'une forte croissance de la demande énergétique et d'une obsolescence de ses infrastructures. Pour y remédier, le gouvernement prévoit de créer de nouvelles centrales à charbon et de construire une seconde centrale nucléaire.
Areva a récemment proposé à l'Afrique du Sud de construire jusqu'à 12 réacteurs nucléaires de troisième génération EPR d'ici à 2025. Le gouvernement sud-africain n'a pas tranché entre la proposition française et l’offre concurrente de l’américain Westinghouse.
La Présidente du directoire du groupe nucléaire Areva, Anne Lauvergeon, a tout de même signé le dernier contrat. Il porte sur la formation professionnelle, un enjeu majeur en Afrique du Sud où la population noire a été privée de formation pendant la politique d'apartheid, tombé en 1994. Sous le régime se ségrégation, la majorité noire n'a pas reçu de formation qualifiée. Le pays connaît un taux de chômage officiel de 30 % (en fait de plus de 40 % selon les syndicats) et des pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.
« On va se battre pour obtenir le marché des centrales, charbon comme nucléaire, parce que nous, on est comme ça : tout prendre, c'est plus facile que de prendre à moitié », a lancé le Président français devant un forum d'hommes d'affaires français et sud-africains.
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