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Le Crédit Agricole accuse 3,2 milliards d'euros de dépréciations
05/03/2008
Le bénéfice net du groupe bancaire français a reculé en 2007, principalement à cause de la crise des crédits américains à risque, qui lui a coûté 3,2 milliards d'euros. Les 4,044 milliards d'euros de bénéfice restent inférieurs aux prévisions des analystes sondés par Thomson First Call, qui tablaient sur 4,226 milliards. Cette baisse est largement due à une perte de 857 millions d'euros au quatrième trimestre, qui a concentré les effets de la crise des « subprime ».
Le groupe bancaire français, qui avait déjà annoncé pour 2,5 milliards de dépréciations le 20 décembre, les a revues à la hausse et les chiffrent désormais à 3,22 milliards d'euros. Le président de la banque, René Carron, cité par le communiqué, affirme que le Crédit Agricole, qui s'est beaucoup développé à l'international depuis deux ans, « donnera la priorité au développement organique » ou de nouvelles acquisitions. Dans une note, les analystes de Bear Stearns avaient brocardé les «tendances expansionnistes» du groupe qui s'est fixé pour objectif de porter à 50 % la part de ses revenus à l'international à l'horizon 2008.
Calyon, la banque de financement et d'investissement (BFI) du groupe, a payé le plus lourd tribut à la crise, avec une perte nette de 1,912 milliard au dernier trimestre et de 904 millions sur l'année.
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