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Supermarchés : une enquête révèle les villes les plus chères de France
05/03/2008
En plein débat sur le pouvoir d’achat et les marges des producteurs et distributeurs, l’hebdomadaire LSA (journal de la distribution et de la grande consommation) s’apprête à publier les résultats d’une enquête de l’institut Nielsen sur les prix dans les hypermarchés des 126 plus grandes villes de France.
Dans son édition à paraître demain, l’hebdo, chiffres à l’appui, dresse le palmarès des villes les plus chères et moins chères de France. Ainsi, pour faire les courses, Ajaccio, Versailles et Hyères sont à fuir. En revanche, à Charleville-Mézières, Nancy et Troyes, vous en mettez plus dans le caddie pour le même prix.
Selon LSA, cela s’explique par la présence des discounters qui favorise la concurrence. Le nord et l’est de la France, qui concentrent sept des dix villes les moins chères, sont également les régions où le hard-discount est le mieux implanté : 80 à 96 m² de supermarchés « casseurs de prix » pour 1.000 habitants, quand la moyenne nationale n’atteint pas les 50 m². A l’inverse, les Hauts-de-Seine, département où l’on trouve le moins de discounters, totalise sept des 15 villes les plus chères.
Aussi, la multiplication des enseignes fait baisser les prix. Plus il y a d’hypermarchés, plus les prix sont bas. Les consommateurs deviennent des « affairistes qui privilégient les opérations commerciales et les offres promotionnelles », constate un directeur de grande surface ardennais interrogé par LSA. En outre, Ajaccio est l’une des rares villes de plus de 50.000 habitants à ne compter qu’un seul hypermarché de 7.000 m².
Enfin, les prix bas dopent la consommation. Les villes où les prix sont les plus bas sont aussi celles qui concentrent les plus belles progressions de chiffres d’affaires dans leurs grandes surfaces alimentaires.
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