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Discriminer les homosexuels nuit gravement à la productivité, selon une étude de la Halde
07/03/2008
La Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) braque les projecteurs sur l’orientation sexuelle. Ainsi, une étude révèle que 85 % des homosexuels ont ressenti au moins une fois une marque d’homophobie sur leur lieu de travail.
Les registres homophobes les plus fréquents « collent » aux stéréotypes du salarié « efféminé » ou de la femme « masculine ». La rumeur, le rejet ou le dénigrement, que subissent les homos, virent dans 40 % des cas aux blagues graveleuses, aux insultes, à l’agression physique ou aux chantages au licenciement.
Dans notre monde occidental hétéro-centré, deux tiers des gays et lesbiennes préfèrent se cacher. Durant tout leur parcours professionnel, 17 % d’entre eux ne disent jamais rien. Ce mutisme s’explique par le fait qu’un tiers des « coming-out » se passe mal et qu’il crée un malaise au quotidien. Ils intériorisent le risque potentiel à se dévoiler et s’enferment ainsi dans des stratégies de camouflage ou d’évitement. Ce qui nuit à leur productivité.
Face à cela, la logique juridique qui met au jour une partie de la vie privée n’est donc pas conseillée. Alors ? Les mentalités doivent évoluer : encourager le management de la diversité, considérer que les différences ne sont plus un risque mais une chance. On note d’ailleurs que moins la personne ressent d’homophobie, plus elle se sent impliquée et satisfaite sur le plan professionnel.
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