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Les géants d'Internet investissent la santé, le ministère cherche à encadrer le secteur
11/03/2008
Google et Microsoft aux Etats-Unis, Lagardère et Orange en France : ils en font tous un axe fort de développement. Ces derniers jours, la santé a passé un cap sur Internet et dans les nouvelles technologies. Le Cebit de Hanovre, le plus grand rassemblement high tech au monde, a accueilli le salon « Telehealth », qui présente les « dernières évolutions dans le domaine des soins médicaux informatisés ». Peu avant, une conférence « Health 2.0 » se tenait à San Diego en Californie pour discuter des avancées de la santé sur Internet.
La santé et le web 2.0, qui se targue de donner le pouvoir à l’internaute, font bon ménage. Le vainqueur dans la catégorie « Meilleure start-up de l’année » des Crunchies, récompenses organisées en janvier par le site Internet TechCrunch, n’est autre que iMedix, site Internet combinant une base de données sur la santé et un véritable réseau social d’entraide.
Cette activité a fini par attirer l’attention des géants de l’Internet. Google et Microsoft déploient chacun un ambitieux service de dossier médical partagé. Testé auprès de la Cleaveland Clinic, Google Health permet de gérer ses rendez-vous ou ses prises de médicaments, et surtout d’accéder partout à ses données médicales pour les transférer facilement aux différents services. Microsoft HealthVault promet lui d’aider l’internaute à « mener une vie plus saine ». Le service sera proposé d’ici deux ans en France.
Le projet de Dossier médical personnel (DMP), piloté par le gouvernement, vise à centraliser toutes les informations médicales reçues par le patient pour faciliter les transferts entre médecins. Seulement, les retards s’accumulent, devant les exigences de sécurité et le coût d’une telle informatisation.
Sans attendre le DMP et les diagnostics à distance entre patients et médecins, la France s’est pourtant déjà pris au jeu de l’ « e-santé ». En témoigne le succès des sites spécialisés comme Doctissimo, dont le groupe Lagardère vient d’acquérir 53,3 % du capital, le valorisant 138 millions d’euros. Cet engouement inquiète d’ailleurs les professionnels, qui soulignent les risques à opérer des auto-diagnostics en ligne, sur la base d’informations qui ne sont pas toujours fiables. Depuis novembre, la Haute autorité de santé a donc entrepris une certification des sites Internet qui, s’ils sont volontaires, pourront recevoir un label officiel garantissant le sérieux de leur contenu.
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