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Bruxelles : la facture du plan anti-GES harcèle les industriels
13/03/2008
A l'occasion du Conseil européen de Bruxelles, jeudi et vendredi, les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept vont inviter la Commission à accroître les objectifs unilatéraux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Dans un projet de déclaration finale préparé par la présidence slovène de l'Union européenne, les Vingt-Sept souhaitent que l'exécutif européen travaille sur un objectif de 30 % de réduction d'ici 2020 par rapport à 1990, et non plus de 20 %. « Le passage à l'objectif plus ambitieux de 30 % de réduction dans le cadre d'un accord mondial doit être intégré explicitement et de façon équilibrée, transparente et équitable », peut-on lire dans cette déclaration.
La Commission européenne a avancé en janvier une série de propositions pour parvenir aux objectifs adoptés l'an dernier, sans tenir compte de la promesse de l'UE, qui s'est engagée à adopter l'objectif de 30 % de réduction, comme le prône l’Allemagne, si d'autres pays industrialisés et en développement s'y associent. Si nouvelles propositions il y a pour réduire les GES, elles risquent de freiner la compétitivité de l’industrie lourde qui se plaint des coûts du plan anti-CO2 imposés par Bruxelles.
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