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Air France-KLM négocie l'offre de reprise avec les syndicats d'Alitalia
18/03/2008
Réuni hier dans la soirée, le gouvernement italien a donné son feu vert à l'offre de reprise d'Air France-KLM sur Alitalia. Au lendemain de son acceptation par le conseil d'administration d'Alitala, le ministre italien de l'Economie, Tommaso Padoa-Schioppa, s'est engagé à envoyer une lettre au transporteur italien « contenant l'engagement d'adhérer à l'offre publique d'échange et d'acquisition par Air France-KLM pour la totalité des titres détenus par le ministère ».
La compagnie aérienne franco-néerlandaise s'est aussitôt félicitée de cet accord du gouvernement, alors que plusieurs organisations syndicales jugent l'accord « inacceptable ». Selon le sous-secrétaire d'Etat à l'Economie, l'offre d'Air France pourrait « être en partie rediscutée et améliorée ». L'offre de reprise d'Air France-KLM dévalorise fortement Alitalia, détenue à 49,9 % par le gouvernement italien. Air France-KLM propose d'échanger 160 actions Alitalia contre une action Air France, soit une action de la compagnie italienne à un peu moins de 10 centimes d'euros. Ce matin, le titre perd encore 9,82 %, à 0,35 euro, à la Bourse de Milan.
D'autres difficultés pourraient encore surgir. Aujourd'hui, le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, se rend à Rome pour rencontrer les syndicats d'Alitalia, inquiets des futures suppressions d'emplois et du sort de la filiale de maintenance et de services aéroportuaires Alitalia Servizi et ses 8.300 emplois. Leur accord est essentiel pour la reprise.
Air France-KLM va aussi devoir obtenir l'aval de la Commission européenne qui doit faire part de ses observations. Pour finir, le futur gouvernement italien, qui émergera des élections législatives des 13 et 14 avril, devra également donner son assentiment. Dans ce domaine, rien n'est acquis, le leader de l'opposition, Silvio Berlusconi, laissant planer le doute sur ses intentions.
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