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Le saturnisme infantile: comment le dépister ?
23/07/2008
Tous les enfants touchés par le saturnisme sont-ils dépistés ? C’est en partant de cette interrogation que la DGS (Direction Générale de la Santé) a demandé à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et à l’Institut de veille sanitaire (InVs) d’analyser les stratégies de dépistage de cette maladie. Les derniers chiffres connus remontent à 1995. 85 000 enfants étaient alors atteints par la maladie.
C’est donc pour tenter d’améliorer le dépistage du saturnisme que cette enquête va être menée de front par les deux instituts.
Bien que la plombémie (mesure du taux de plomb dans le sang) moyenne semble baisser, il reste des sources d’intoxication dans l’environnement des enfants. La plus répandue est la peinture au plomb des habitats anciens. L’autre problème est que le dépistage est très hétérogène en France, il se concentre en effet à 60 % dans la région francilienne. De plus, les seuls dépistages systématiques de plombémie qui ont lieu se font uniquement sur les enfants vivant à proximité de certains sites industriels pollués.
Le groupe de travail recommande : renforcer la prévention universelle, coupler la stratégie de dépistage et la réduction des expositions, affiner les outils de repérage des populations ayant un risque élevé d’exposition, sensibiliser et informer au mieux les personnels de santé, ainsi que les familles entre autres.
Le saturnisme est une intoxication par le plomb, qui survient le plus souvent chez les tout petits. Elle s’attrape essentiellement par l’ingestion d’écailles ou de poussières de peinture contenant du plomb. Depuis 1999, le saturnisme figure parmi la liste des maladies à déclaration obligatoire. Chaque année en France, quelques 500 cas de saturnisme infantile sont déclarés en France. Ils sont dépistés lorsque la plombémie est supérieure à 100 µg/l (unité de mesure).
Le saturnisme se manifeste par des symptômes différents. Mais surtout par des signes neurologiques chez les enfants : de la fatigue, des crampes, de l'irritabilité, un ralentissement des réactions, mais aussi une diminution des capacités intellectuelles... ou encore des douleurs abdominales à l'âge adulte.
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